Savon d'Alep : histoire et fabrication
Il est l’un des premiers savons au monde et l’ancêtre du célèbre savon de Marseille. Son existence remonte à plusieurs millénaires avant Jésus-Christ. Fabriqué à Alep, en Syrie, il a été rapporté en Europe par les croisés au Moyen Âge avant d’être diffusé dans tout le bassin méditerranéen, puis dans l’Occident continental.
Sa recette unique, à base d’huile d’olive enrichie en huile de baies de laurier, en fait un savon riche, noble et particulièrement respectueux de la peau.
Sa fabrication reste artisanale et authentique : elle repose sur un savoir-faire inchangé depuis des siècles. Sa production n’utilise que des ingrédients naturels — eau, soude végétale, huile d’olive et huile de baies de laurier.
Ses bienfaits sont nombreux : il hydrate, apaise les irritations, et peut s’utiliser non seulement pour la toilette du corps et du visage, mais aussi comme shampoing, après-rasage ou encore pour laver le linge.

Sa fabrication traditionnelle
Le procédé de fabrication du savon d’Alep est resté le même depuis des siècles. Issu de la saponification à chaud, il consiste à chauffer la soude et l’eau dans un grand chaudron, avant d’y incorporer l’huile d’olive.
En fin de cuisson, on ajoute l’huile de baies de laurier (à hauteur de 12 %, 20 %, 30 % ou jusqu’à 55 %). Cet ajout tardif permet d’obtenir un savon surgras particulièrement doux et apaisant, dont les propriétés varient selon le pourcentage d’huile de laurier utilisé.
Le lendemain, la pâte est rincée à l’eau salée afin d’éliminer toute trace de soude. Elle est ensuite étalée dans de grands bassins, lissée à la main, puis découpée en blocs individuels. Chaque savon est ensuite tamponné du sceau du savonnier avant d’être mis à sécher.
Le séchage se fait lentement, dans des caves aérées à l’abri du soleil, pendant plusieurs mois. Ce processus confère au savon d’Alep sa texture dure, sa couleur caractéristique vert doré et sa qualité inégalée.









